Les établissements privés conventionnés à la croisée des chemins : un modèle en péril
L’Association des établissements privés conventionnés (AEPC) adresse un appel urgent au gouvernement du Québec pour réviser les conventions qui encadrent leur fonctionnement. Ces établissements, qui hébergent 20 % des résidents des CHSLD, sont essentiels au réseau de santé, mais se heurtent à des défis croissants. Entre pénurie de main-d’œuvre, pressions économiques et alourdissement des besoins des patients, leur capacité à offrir des soins de qualité est mise à rude épreuve.
Les EPC, qui comptent plus de 65 ans d’histoire, sont régis par la Loi sur les services de santé et des services sociaux et répondent aux mêmes exigences que les établissements publics. Malgré leur efficacité prouvée, ces centres d’hébergement doivent composer avec des conventions qui, selon Stéphane Roy, président du conseil d’administration de l’AEPC, et Annick Lavoie, directrice générale, sont « figées dans le temps ». Pendant ce temps, la réalité opérationnelle des EPC ne cesse d’évoluer, en particulier face au vieillissement accéléré de la population et à l’alourdissement des clientèles en hébergement de longue durée.
Parallèlement, la situation financière des EPC est exacerbée par l’inflation et les taux d’intérêt élevés, rendant difficile leur développement et, parfois, même leur viabilité. Dans ce contexte, l’AEPC souligne qu’il devient de plus en plus ardu d’attirer et de retenir le personnel soignant, un enjeu clé dans le maintien de la qualité des soins. Cette crise de main-d’œuvre, couplée à un financement qui n’a pas été ajusté à la réalité des établissements, menace directement l’offre de soins aux personnes les plus vulnérables.
La réforme de la santé, avec la création de Santé Québec, exige des résultats concrets, mais les EPC manquent des ressources nécessaires pour y répondre pleinement. « On ne peut pas vouloir le beurre et l’argent du beurre », souligne l’AEPC, en demandant au gouvernement de réexaminer les conventions financières qui lient les EPC au ministère de la Santé et des Services sociaux. Sans cet ajustement, les établissements privés conventionnés risquent de ne plus pouvoir remplir leur mission de manière efficace, compromettant ainsi l’accompagnement et les soins des milliers de personnes qu’ils hébergent.
Pour continuer à offrir des soins de longue durée de qualité et garantir un environnement de travail valorisant pour leurs 15 000 employés, les EPC réclament un partenariat plus réaliste avec le gouvernement, qui doit s’adapter à la nouvelle réalité du réseau de la santé.
L’AEPC réaffirme sa volonté de collazborer avec le gouvernement pour ajuster les ressources aux besoins croissants des établissements, et ce, dans l’intérêt des usagers et des employés, pour garantir un avenir durable au modèle privé conventionné.
Via Le Cantonnier (12 septembre 2024) et Le courrier parlementaire / L’actualité gouvernementale (17 septembre 2024)
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